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Aujourd'hui donc c'est le premier
dimanche du mois et nous avons commencé une série sur les sept
paroles de Jésus sur la croix. Nous avons vu les deux premières
paroles. Jésus crucifié par ses bourreaux
et il prie le Père. pardonne-leur car ils ne savent
ce qu'ils font. Nous avons médité le mois dernier
la deuxième parole de Jésus crucifié sur la croix. Quand un brigand
se convertit et donne sa vie à Jésus Christ, l'autre brigand,
il dit je te le dis en vérité aujourd'hui tu seras avec moi
dans le paradis. Et aujourd'hui, la troisième
parole de Jésus sur la croix, et je vous invite à regarder
dans votre Bible où il est affiché sur le PowerPoint, c'est sa troisième
parole. Jean 19, versets 23 à 27. J'aime
bien toujours quand j'étudie la Bible, ne pas sortir un verset,
une phrase, une expression de son contexte. Il faut le situer
dans son contexte. Et nous allons y revenir tout
à l'heure. Donc c'est pour ça qu'on commence
au verset 23. Mais la troisième parole se trouve
au verset 26 et 27. Mais il faut le regarder dans
son contexte. Verset 23. Les soldats, après
avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements. Et ils en firent
quatre parts. Une part pour chaque soldat.
Ils prirent aussi sa tunique qui était sans couture, d'un
seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Ils disent entre eux, verset
24, ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplisse
cette parole de l'écriture, ils se sont partagés mes vêtements
et ils ont tiré au sort ma tunique. Voilà ce que firent les soldats.
Et verset 25, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, la
soeur de sa mère, Marie, elle s'appelle, femme de Clopas et
une autre Marie, Marie de Magdala. Verset 26, Jésus voyant sa mère
et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère,
voilà la troisième parole, femme, voilà ton fils. Puis il dit au
disciple, voilà ta mère. Et dès ce moment, le disciple
l'a pris chez lui. Qui est ce disciple? Jean. C'est lui qui écrit l'Évangile. Oui, selon lui-même. C'est le disciple que Jésus aimait. D'abord, de ce passage, nous
allons regarder le contexte, je dirais, immédiat. Je vois
deux circonstances et deux publics qui est cité dans ce que nous
venons de lire. D'abord, je veux regarder comme
mon projecteur est tourné vers les soldats. Et nous venons de lire verset
23 et 24, il décrit ce qu'ont fait les soldats. Il faut se remettre dans le contexte
de l'époque, les soldats romains, Ils sont endurcis par leur métier. Ce sont des hommes cruels, brutaux. Et rappelez-vous, quand Jésus
sortait du procès chez Pilate, ils ont montré de quoi ils étaient
capables ces soldats romains. Ils leur soufflaient, donnaient
un soufflet à Jésus. Ils se moquaient de lui. Et vous savez, ces soldats n'avaient
aucun intérêt à ce qui se passait. Ils étaient là pour faire leur
boulot. C'est tout. Le reste, ça ne les intéresse
pas. Mais Jean a inséré dans les détails
ce qu'il faisait en vue d'accomplir des prophéties à peu près plusieurs
siècles avant. C'est dans le psaume 22, verset
19. Cette prophétie est accomplie
parfaitement par ces hommes qui ne savent même pas qu'ils sont
en train de faire quelque chose pour accomplir la parole de Dieu.
C'est incroyable. Et si vous êtes un peu plus curieux,
vous relisez chez vous, Jean, chapitre 19, il n'y a pas moins
de 19 prophéties de l'Ancien Testament qui sont accomplies
dans ce chapitre 19. Pas moins de 19 prophéties de
l'Ancien Testament. Donc, les soldats accomplirent
ce que David avait dit dans le psaume 22, verset 19. Ils se
partagèrent mes vêtements, ils tirent au sort ma finique. Ça, c'est ce qui s'est passé
quand le projecteur est tourné vers les soldats. Maintenant,
tournons le projecteur vers d'autres personnes qui étaient près de
la croix. N'est-ce pas? Et nous lisons verset 25. Près
de la croix de Jésus se tenait qui? Sa mère. Qui? La soeur de sa mère. Comment elle s'appelle? Ce n'est pas mentionné. Mais on dit qu'elle est femme
de Clopas. On dit le nom de son mari. Et il y a un autre mari qui s'appelle
Marie de Magdala. Vous savez, quand j'observe le
texte, la première chose qui sort de mes yeux, avez-vous remarqué
que par ces catégories de personnes dont le projecteur est maintenant,
il regarde, il voit quoi? Des femmes, sauf une exception,
les disciples, mais la majorité sont des femmes. Ça, ça m'a frappé. Je me suis posé la question,
mais où sont partis les hommes? Révélons un tout petit peu. Et
bien nous savons qu'ils ont fui ces apôtres, ces 11 apôtres,
depuis l'arrestation. Nous étions déjà passés par là,
dans le jardin de Jessé Manet. Tous les disciples l'abandonnèrent
et prirent la fuite. Matthieu 26, 56. Et plus tard,
le disciple on dirait le plus courageux dans la parole et pas
dans les actions, c'est qui? Pierre, il va le renier. Combien
de fois avant que le corps ne chante? Trois fois. Et nous avons vu encore que le
jour de la résurrection de Jésus, les disciples se sont barricadés. Où? Dans la chambre haute. Nous
l'avons fait remarquer ça aussi par crainte des juifs. Jean 29,
le soir de ce jour qui était le premier de la semaine, les
portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées
à cause de la crainte qu'ils avaient des juifs. Où étaient les hommes? Ah mais
voilà! Les femmes étaient là. Et, si vous observez, ces
femmes, qui sont-elles? Observez juste le texte dans
votre Bible. Nous lisons verset 25 Jésus tenait
près de la croix de Jésus. Jésus tenait sa mère. La soeur de sa mère Marie. Femme de Clopas. Et nous lisons
par ailleurs qu'il a eu des enfants. Donc il est une mère. Marie de
Magdala, jamais vous ne lisez dans l'évangile qu'elle est la
mère de quelqu'un. Et ça, ça m'a frappé. Que ici, à l'exception de Marie
de Magdala, on observe que les femmes qui étaient présentes
étaient tous des mères. Il commence à citer Jean. Marie, mère de Jésus. Et pourtant, rappelez-vous à
la naissance de Jésus, quand Simeon prenait ce petit enfant
à ce moment-là, il avait prophétisé quelque chose, une épée te transversera
l'âme. Et il est en train de s'accomplir
maintenant, sa mère, auprès de la croix, son fils cousin. J'ai dit, exception Marie de
Magdala, tous étaient des mères. Et ça, c'est quelque chose de
fort. Je vois ma femme avec ses enfants. Ici, il y a deux mamans. Ils
savent, on sait ce que c'est. Les mères, elles sont capables
de tout. Ici, la preuve, les hommes ont
fui. Les disciples, les apôtres qui
étaient proches de Jésus ont fui, mais elles étaient là. Et vous savez, nous lisons dans
Luc, qu'il y a beaucoup de femmes qui ont cru au Seigneur, le suivaient
dans ses ministères. Et ces femmes qui sont citées
ici, et oui, ils citaient depuis le début de son ministère. Quelle
fidélité. Quelle fidélité au Seigneur. Il donnait de leur bien. Il y
a des femmes de toutes les classes sociales. Mais ils étaient ensemble
accompagnant Jésus dans son ministère. Et au moment où il est crucifié,
elles sont là. Ça me fait penser à ce passage
dans Ésaïe 49, versets 15 à 16. Une femme oublie-t-elle l'enfant
qu'elle a lait? N'a-t-elle pas pitié du fruit
de ses empreintes? Quand elle l'oublierait, moi
je ne t'oublierai point. «Voici, je t'ai gravé sur mes
mains, tes mœurs sont toujours devant mes yeux.» C'est Isaïe
le prophète qui parle. Et vous savez, qu'est-ce que
le contexte de ce verset? Regardez juste verset 14. «Si on disait l'Éternel m'abandonne,
le Seigneur m'oublie.» Et dans ce contexte, Isaïe, par le biais
d'Émile le prophète, Dieu prenant la métaphore d'une mère pour
dire que jamais Dieu abandonnerait Israël. Sion, Jérusalem. Magnifique? Rappelons-nous des circonstances
que nous venons de citer. Donc les soldats romains montrent
une brutale indifférence en partageant entre eux ses vêtements après
l'avoir crucifié. On avait mentionné qu'ils ont
accompli inconsciemment les écritures. Qu'est-ce que nous avons remarqué?
Les apôtres, les onze, ils ont fui. Le mot peut-être n'est pas suffisant,
mais je dirais qu'ils étaient des lâches en ce moment. Et pourtant, il disait, Pierre,
même s'il fallait que je meurs avec toi, j'y vais jusqu'au bout. J'ai dit, à l'exception de Marie
de Magdalene, observe que les femmes qui étaient présentes
étaient tous des mères. Quel exemple de courage. Et vous
savez qu'au milieu de ces circonstances qu'on vient de mentionner, où
on a vu les défections de décès, onze hommes que sont les apôtres
de Jésus et au milieu de cette scène d'horreur de la crucifixion
où les souffrances de Jésus atteignent leur point culminant et la jaillit
Ce que je vois, observe dans ce passage, la majesté de Jésus
magnifiée dans cette troisième parole dite à sa mère ou aux
disciples qui l'aimaient. Il y a dans ce passage, dans
le verset 25 à 27, il y a deux personnes, si vous avez remarqué,
qui ne se nomment pas. C'est qui? Il se dit le disciple
qu'il aimait. Il s'agit de Jean. Et il dit aussi l'autre comme
sa mère. Il s'agit de qui? De Marie. Et tournons notre regard maintenant
sur notre Seigneur, sur la croix. Il se préoccupe de sa mère et
la confie à Jean, son disciple bien-aimé, qui prendra soin d'elle. Et pour quelles raisons? On peut
évoquer beaucoup de raisons, mais je trouve deux importantes. D'abord, puisque Joseph, son
mari, j'ai déjà été probablement décédé. Et vous savez, depuis
que Jésus a commencé son ministère public, vous ne lisez plus dans
les évangiles le nom de Joseph. Donc, on peut supposer qu'il
était probablement décédé. Donc il se préoccupe de sa mère,
parce que son mari est probablement décédé. Et aussi, Jésus bientôt va au
Ciel après sa mort et sa réurrection. Mais quelque chose que je trouve
encore plus profond, c'est que maintenant Jésus va faire pour
sa mère ce qu'elle n'aurait jamais pu faire. Jésus donnait sa vie pour elle. Sa mère prenait de la croix et
Jésus est crucifié sous la croix. Oui, Jésus donnait sa vie aussi
pour elle, comme pour tous ceux qui croient en lui. Oui, il ôtait son péché devant
Dieu, parce qu'elle avait besoin aussi d'un sauveur. J'aime beaucoup
ce qu'il disait en Luc 1,47, « Mon esprit se rejouit en Dieu,
mon sauveur. » Ici je trouve quelque chose
de très fort qu'il faut retenir pour ceux qui veulent exalter
Marie au point de l'appeler la mère de Dieu de sorte qu'elle
soit un objet d'adoration. Quelque chose qu'on voit dans
les écritures, jamais dans le Nouveau Testament nous lisant
Quand il y a des femmes qui étaient assises vis-à-vis du sépulcre
en mois de 2761, Marie a été mentionnée. Elle ne fait pas
partie de ces femmes. Au moment où Marie de Magdala
et l'autre Marie, la mère de Jacques et de Joseph, ou Jos,
étaient assises vis-à-vis du sépulcre, Marie n'était pas mentionnée. Dans la chambre haute, quand
Jésus va apparaître après sa résurrection, des cibles, on
ne cite pas Marie non plus. Même lors de son ascension à
Bethany, on ne cite pas Marie. Et vous savez où se trouve la
dernière mention de Marie dans le Nouveau Testament, et bien
dans l'Acte des Apôtres. Là, elle se trouve réunie dans
la chambre haute, regardez l'Acte 1 verset 14. Et ils étaient là en attente
de la venue du Saint-Esprit de consolateur. Et là, on voit quelque
chose de magnifique. Du temps du ministère de Jésus,
ses frères ne croyaient pas en lui. Mais là quelque chose s'est
passé après sa résurrection. Ses frères se trouvent là dans
la chambre haute avec leur maman. Et nous lisons tous d'un commun
accord persévérer dans la prière avec les femmes et Marie, mère
de Jésus, et avec les frères de Jésus. C'est la dernière mention
dans le Nouveau Testament où il est question de Marie. Mais quelque chose à souligner
ici, les disciples ne font pas monter leur prière vers Marie. Marie même était présente à cette
réunion de prière et elle priait dans l'attente de la venue du
Consolateur. Donc rien dans l'Écriture n'autorise
Les croyants avaient agressé des prières. Pas plus qu'à aucune créature,
n'est-ce pas? C'est important de souligner
cela. Maintenant, regardons à travers
cette parole, la profondeur de cette parole qui manifeste la
majesté de Jésus Christ. Au moins, je relève deux raisons. Versets 26 et 27, Jésus voyant
sa mère et auprès d'elle le disciple qu'il aimait dit à sa mère, femme
voilà ton fils, puis dit au disciple voilà ta mère et dès ce moment
le disciple le prit chez lui. Je vois ici la majesté de la
parfaite humanité de Jésus magnifiée par l'exemple d'amour qu'il a
pour les siens, particulièrement sa mère. Ici, on comprend mieux l'amour
de Jésus pour les siens. Mettez-vous à sa place. Vous
êtes crucifiés. Avez-vous le temps d'y penser
aux autres? Humainement, on aurait dit qu'il
avait intérêt à se soulager en étant là, suspendu. Non. On lit ici ce souci de nos
besoins terrestres. Peu importe leur nature matérielle,
psychologique ou spirituelle, il se soucie de nous. On voit ici par l'exemple qu'il
a pour sa mère. Vraiment un sauveur merveilleux.
Et on ne peut que rendre gloire à Dieu, comment dans ce moment
terrible, son amour est manifesté à travers les siens, tout particulièrement
sa mère. Mais je vois une deuxième chose,
ici aussi on trouve un rappel important, qu'en période de douleur,
je vois que les relations spirituelles qu'on entretient avec ses frères
et soeurs en Christ représentent une source considérable de force
et de réconfort pour surmonter plein de douleurs. Femme, voilà ton fils.
Puis Dieu décide. Voilà ta mère. Et vous savez, à ce sujet, la
parole de Donous exhorte à un Thessalonicien 5,14, Mais à travers cette parole, la majesté
de la parfaite humanité de Jésus est aussi magnifiée par le principe
spirituel derrière cette parole qu'il vient de prononcer en étant
crucifié sur la croix. Je vois ici, à travers cette
parole, par l'exemple concret, il montre la puissance des liens
spirituels sur les liens naturels dans le royaume du Dieu. Est-ce que vous vous rappelez
à une occasion de son ministère? Il avait dit, qui est ma mère,
qui sont mes frères? Je parle de Jésus. Et il disait,
voici ma mère et mes frères. En effet, quiconque fait la volonté
de mon Père et qui est dans les cieux, celui-là est mon frère
et ma soeur et ma mère. Matthieu 12, 48-50. En prenant Marie chez lui, Jean
s'en occupe pour montrer, je dirais par anticipation à la
naissance de l'église, que le lieu de consolation par excellence
pour les croyants, c'est l'église locale. C'est l'église locale. Et à ce
sujet, l'enseignement du Nouveau Testament est riche. en exhortation
pratique. Romain 15-7 Accueillez-vous donc
les uns les autres comme Christ vous a accueillis pour la gloire
de Dieu. Si les verbes sont à l'impératif. Si on demande à l'impératif,
c'est que c'est possible. Par l'Esprit en nous. Accueillez-vous donc les uns
les autres. Jean a accueilli Marie. Et nous lisons, « Dès ce moment
le disciple l'a pris chez lui ». Il y a beaucoup de choses
derrière cette parole. Dès ce moment, le disciple l'a
pris chez lui. Donc peut-être, il ne voulait
pas trop que Marie reste là, en train de souffrir en voyant
son fils attaché là, d'une manière injuste. Il l'a accueilli chez
lui dès ce moment-là, après la parole. Quelle bienveillance, quelle
sollicitude. Romains 12, 13, pourvoyez aux
besoins des saints, exercez l'hospitalité. Oui, il l'a accueilli chez lui,
dès ce moment-là. Et oui, l'enseignement du Nouveau
Testament ne contredit pas cela. On voit là déjà, dans cet exemple,
ce que Jésus est en train de dire, le germe de ce que sera
les relations entre les croyants dans l'église locale. Et un Pierre 4-9, Pierre lui-même,
exerçait l'hospitalité les uns envers les autres sans murmure. Vous voyez que Dieu nous donne
lui-même des dispositions pour nous soumettre à sa seigneurie
dans nos relations mutuelles. Et qu'il nous donne un cœur semblable
au sien, emprunt de sollicitude et d'amour les uns pour les autres. Amen.
La majesté de l'humanité parfaite de Jésus à travers sa troisième parole sur la croix
| Sermon ID | 11523171218028 |
| Duration | 24:16 |
| Date | |
| Category | Sunday Service |
| Bible Text | John 19:23-27 |
| Language | French |
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